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La musique de György Ligeti a subi de nombreuses mutations et métamorphoses au fil des ans et chacun de ses quatre concertos est emblématique de la période dans laquelle il s’inscrit. Contemporain de Lux Aeterna et de Lontano, et reposant sur une micropolyphonie qui évoque l’agitation irisée d’un nuage sonore, le Concerto pour violoncelle (1966) remet en question le statut du soliste face à la masse. Quatre ans plus tard, le Kammerkonzert (1970) explore le principe de micropolyphonie jusqu’à son maximum juste avant que Ligeti n’abandonne ce radicalisme pour s’intéresser à nouveau à la mélodie. Réglant au millimètre des mécaniques qu’il prend ensuite un malin plaisir à détraquer, il veut « un certain ordre, mais un ordre un peu désordonné ». Composé près de vingt ans plus tard, le Concerto pour piano présente plutôt un kaléidoscope rythmique, Ligeti s’inspirant des polyrythmies africaines et des géométries fractales. Dans son Concerto pour violon en 1990-92, il réconcilie son écriture concertante avec un certain lyrisme romantique toujours plein de grâce, et plongé dans un contexte sonore « défamiliarisé » par l’harmonie microtonale.

 

Distribution
  • Hidéki Nagano piano
    Renaud Déjardin violoncelle
    Hae-Sun Kang violon
    Ensemble intercontemporain
    Pierre Bleuse direction

Médias
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