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L’un est allemand, mais vit entre Paris et New York, l’autre est français, installé à Berlin. Ils ont le même âge ou presque, sont proches l’un de l’autre, et partagent un même goût pour la spiritualité, qu’ils expriment, chacun à sa façon, dans leurs créations respectives. Mark Andre a trouvé dans l’exégèse du Nouveau Testament une intéressante source d’inspiration pour son triptyque riss. Le terme allemand renvoie au champ sémantique de la fissure : déchirure, fracture, interstice. Un concept clé pour la lecture de certains épisodes des Évangiles. Mark Andre le transpose musicalement en créant un « temps musical strié de déchirures », comme de fulgurantes et lumineuses révélations. Très présent dans la Genèse pour désigner l’aura ou la beauté d’un visage, le mot hébreu « mar’eh », qui signifie « vision », « apparition », inspire à Matthias Pintscher un concerto pour violon solaire et prismatique. Absent de la Genèse mais présent dans le reste de l’Ancien Testament, «nur» signifie la « fournaise ardente » ou la « lumière » : ici, la fournaise de l’ensemble, dans laquelle le piano brûle de tous ses feux…

Distribution
  • Dimitri Vassilakis piano
    Diégo Tosi violon
    Ensemble intercontemporain
    Matthias Pintscher direction

  • Coproduction Ensemble intercontemporain, Festival d’Automne à Paris, Philharmonie de Paris

Médias
Son Son Pour aller + loin