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« Abolir le temps, le suspendre, le confiner au moment présent, tel est mon dessein suprême de compositeur », dit György Ligeti à propos de son Concerto pour piano. Ce qu’il y fait en puisant largement dans des polyrythmies africaines. Dans son Concerto pour violoncelle, c’est plutôt au moyen de la micropolyphonie, avec laquelle il tisse des textures apparemment statiques et néanmoins animées de micromouvements internes qui en irisent la surface. Pour Matthias Pintscher (photo ci-dessus), ce serait plutôt le contraire : dans bereshit (littéralement « À un commencement », c’est le premier mot de la Genèse), il part de l’immobile, du rien, de l’inexistence du temps, pour narrer musicalement les sept jours de la Création.

Distribution
  • Sébastien Vichard piano
    Pierre Strauch violoncelle
    Ensemble intercontemporain
    Matthias Pintscher direction

Médias
Son Pour aller + loin