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Pour Matthias Pintscher, le choix du titre de NUR tient autant à la destination de l’oeuvre qu’à la sémantique du terme. Absent de la Genèse mais présent dans le reste de L’Ancien Testament, « nur » est un mot hébreu mais aussi arabe qui a le même sens dans les deux langues : le feu. Par extension, « nur », c’est aussi la lumière que le feu produit ainsi que son pouvoir destructeur et purificateur. De même, phármakon, l’étymologie grecque de Pharmakeia, titre du vaste cycle de James Dillon, est double, signifiant à la fois « remède » et « poison ». Le compositeur écossais nous plonge au cœur du Temenos, le sanctuaire, afin d’y recréer les mystérieux enchantements de la sorcellerie et des arts magiques – et notamment ceux de la magicienne Circé, qui enchanta Ulysse et ses compagnons. Au programme : transmutation, illusion et nécromancie – pour un conte aussi troublant qu’enchanteur.

 

Cast
  • Dimitri Vassilakis piano
    Ensemble intercontemporain
    Matthias Pintscher direction

  • Dans le cadre de Elbphilharmonie Visions