See menu

Majestueuse montagne culminant à près de 4000 mètres d’altitude, la Meije, ses paysages et les oiseaux qui en peuplent les flancs, ont constitué une inépuisable source d’inspiration pour Olivier Messiaen. Raison pour laquelle un festival a voulu lui rendre hommage à ses pieds : fondé en 1998 à La Grave, le Festival Messiaen au Pays de la Meije est aujourd’hui un rendez-vous incontournable de la musique contemporaine.
Cette année, l’Ensemble au complet y donne deux programmes exceptionnels. Le premier est comme une micro-anthologie des compagnons de route de l’Ensemble. Ainsi de George Benjamin : entre l’EIC et Benjamin, c’est 40 ans d’amitié – le compositeur l’a dirigé pour la première fois en 1987 pour la création d’Antara. S’inspirant des lumières hypnotisantes du célèbre peintre britannique J. M. W. Turner, At First Light, pour petit orchestre, valut à George Benjamin, 22 ans à l’époque, son premier succès international.
Unsuk Chin, en revanche, était déjà une compositrice bien installée lorsque, en 2012, l’Ensemble intercontemporain lui a passé commande de Gougalōn qui transpose musicalement le burlesque de ces spectacles amateurs laborieux qui animaient les rues de Séoul dans son enfance.
Le compagnonnage de l’Ensemble avec l’Allemand Arnulf Herrmann n’est sans doute pas aussi suivi qu’avec Benjamin ou Chin, Vor uns liegen wunderbare Tage / Les beaux jours sont devant nous n’en est pas moins la quatrième œuvre qu’il destine à l’EIC. Composé pour Éric-Maria Couturier (photo ci-dessus), ce concerto pour violoncelle est né d’une réflexion sur le libre-arbitre.

Cast
  • Éric-Maria Couturier violoncelle
    Ensemble intercontemporain
    Pierre Bleuse direction