{"id":5314,"date":"2004-01-15T10:17:02","date_gmt":"2004-01-15T08:17:02","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ensembleinter.com\/accents-online\/?p=5314"},"modified":"2004-01-15T10:17:02","modified_gmt":"2004-01-15T08:17:02","slug":"aperghis-litteral","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ensembleintercontemporain.com\/fr\/2004\/01\/aperghis-litteral\/","title":{"rendered":"Aperghis litt\u00e9ral"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Georges Aperghis a compos\u00e9 <em>Dark Side<\/em>, pour voix de femme et ensemble, \u00e0 partir des dialogues de <em>Clytemnestre<\/em> d\u2019Eschyle, retraduits par Fran\u00e7ois Regnault. Donn\u00e9e en cr\u00e9ation \u00e0 Ath\u00e8nes le 15 mars, l\u2019\u0153uvre est reprise le 19 \u00e0 Berlin puis le 6 avril \u00e0 Paris, \u00e0 la Cit\u00e9 de la musique. Auteur de deux autres livrets pour Georges Aperghis (<em>Je vous dis que je suis mort<\/em>, d\u2019apr\u00e8s Edgar Poe, et <em>Sextuor<\/em>, oratorio d\u2019apr\u00e8s <em>L\u2019Origine des esp\u00e8ces<\/em> de Darwin), Fran\u00e7ois Regnault nous invite \u00e0 retrouver avec le compositeur le sens musical intrins\u00e8que de la \u00ab\u00a0mati\u00e8re phonique\u00a0\u00bb.<\/span><br \/>\n&nbsp;<br \/>\nGeorges Aperghis compare le phon\u00e8me \u00e0 un galet.<br \/>\nUn galet roul\u00e9 par la mer depuis les origines, caress\u00e9 et poli et rendu et lav\u00e9, comme Mallarm\u00e9 le dit des os d\u2019un noy\u00e9, et qui est devenu un son dans notre bouche humaine, ce son sp\u00e9cial qui fait sens sans avoir de sens, et qui constitue ces mots eux aussi imm\u00e9moriaux avec lesquels nous entendons parler, et parlons.<br \/>\nIl songe donc aux phon\u00e8mes, ces unit\u00e9s minimales de l\u2019articulation du langage rep\u00e9r\u00e9s par les linguistes, qui sont en nombre fini dans chaque langue, et auxquels la phonologie a accord\u00e9 ce qu\u2019elle appelle des traits distinctifs, de sorte que ces atomes de la phonation sont devenus aussi complexes que ceux de la nature. Le phon\u00e8me est l\u2019objet du d\u00e9sir d\u2019Aperghis, celui \u00e0 partir duquel il \u00e9difie, depuis longtemps d\u00e9j\u00e0, non pas toute son \u0153uvre, mais une partie essentielle de son \u0153uvre, et sa recherche dans ce domaine, authentiquement originale, est sans aucun doute l\u2019une de celles qui est all\u00e9e le plus loin. C\u2019est \u00e0 ce littoral de son \u0153uvre que j\u2019aborde, en somme \u00e0 l\u2019Aperghis litt\u00e9ral.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nJe voudrais remonter \u00e0 quelques-unes de ses intuitions de d\u00e9part, de celles qui, comme chez tout grand artiste, se retrouveront toujours dans son \u0153uvre, mais combien transform\u00e9es, comme la <em>Recherche<\/em> sortie tout enti\u00e8re, Proust le dit, de la petite madeleine dans la tasse de tilleul. Au point de d\u00e9part est le <em>m\u00e9lodrame<\/em>, cet \u00e9trange genre musical dans lequel une d\u00e9clamation purement verbale est accompagn\u00e9e de quelques accords de musique, piano, orchestre.<br \/>\nRousseau lui accorde une certaine importance, Mozart en a r\u00e9ussi un sublime dans son <em>Za\u00efde<\/em>, Cherubini et Beethoven y ont recouru dans cette p\u00e9riode de la R\u00e9volution fran\u00e7aise o\u00f9 le message doit \u00eatre tr\u00e8s audible, ensuite Liszt, enfin Richard Strauss, qui d\u00e9clare quand m\u00eame \u00e0 Hugo von Hofmannsthal que rien n\u2019est plus antith\u00e9\u00e2tral. Reste que le langage y garde ses propri\u00e9t\u00e9s suppos\u00e9es non musicales, et n\u2019emprunte gu\u00e8re \u00e0 la musique que son rythme.<br \/>\nUne autre origine est la riche \u00e9quivoque qui r\u00e9sulte des interpr\u00e9tations de la notion de <em>Sprechgesang<\/em> dans le <em>Pierrot lunaire<\/em> de Sch\u00f6nberg, entre la diction de diseuse de caf\u2019conc\u2019, la premi\u00e8re \u00e0 l\u2019avoir enregistr\u00e9, et le purement chant\u00e9, avec toutes sortes de degr\u00e9s interm\u00e9diaires. Aperghis tient qu\u2019il est souhaitable de ne parvenir \u00e0 aucun moment \u00e0 un style trop typ\u00e9 dans l\u2019ex\u00e9cution de cette \u0153uvre, mais qu\u2019un pourcentage s\u2019av\u00e8re n\u00e9cessaire entre le \u00ab\u00a0purement\u00a0\u00bb chant\u00e9 et le \u00ab\u00a0purement\u00a0\u00bb parl\u00e9. Reste que cette \u0153uvre avait pos\u00e9 la question.<br \/>\nUne telle probl\u00e9matique a conduit \u00e0 des recherches dont toute la musique contemporaine est pleine : sans parler des subtiles distinctions propos\u00e9es par Berg \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur m\u00eame du <em>Sprechgesang<\/em> dans sa <em>Lulu<\/em>, la composition elle-m\u00eame fond\u00e9e sur les syllabes ou les phon\u00e8mes de Mallarm\u00e9 dans <em>Pli selon pli<\/em>, de Boulez, les phon\u00e8mes se voyant assigner des hauteurs sp\u00e9cifiques chez Ligeti (<em>Aventures <\/em>et <em>Nouvelles Aventures<\/em>), les exercices de Mauricio Kagel, etc. Or il me semble qu\u2019Aperghis poursuit la tentative la plus radicale de prendre en compte le phon\u00e8me comme tel, et sa musique sp\u00e9cifique. Les phon\u00e8mes, dit-il en effet, ont une musique \u00e0 eux, ils n\u2019ont pas besoin d\u2019\u00eatre \u00ab\u00a0musicalis\u00e9s\u00a0\u00bb. Vous tenez le galet entre vos mains, et il rend un son, mais \u00e0 la diff\u00e9rence de ces conques et coquillages au creux desquels on entend, para\u00eet-il, le bruit de la mer, vous avez directement dans un phon\u00e8me, dans votre bouche, donc, qui le prononce, dans votre oreille qui le per\u00e7oit, non seulement la richesse du son, mais aussi toute la structure incorpor\u00e9e des langues naturelles. Ce que Lacan appelle <em>lalangue<\/em> en un mot, et qui est un continu, plus qu\u2019un discontinu. Certes, Aperghis se dit attach\u00e9 \u00e0 bien distinguer un phon\u00e8me d\u2019un autre, ce en quoi il est rigoureusement saussurien, mais c\u2019est de chaque phon\u00e8me qu\u2019il entend d\u00e9celer toute la complexit\u00e9 phonique. Chaque phon\u00e8me, dit-il, a un sens, un semblant de sens. Il faut donc \u00e9viter que la proximit\u00e9 de certains phon\u00e8mes entre eux ne se mette \u00e0 produire des \u00e9bauches de vocables, car on perdrait le sens musical intrins\u00e8que de la mati\u00e8re phonique pour donner dans la parole. Aussi, par des pi\u00e8ges dont il dit emprunter \u00e0 Antoine Vitez la pratique, d\u00e9joue-t-il cette tendance en dressant des leurres \u00e0 l\u2019ou\u00efe : en contrecarrant la coagulation signifiante au moyen d\u2019incongruit\u00e9s phoniques.<br \/>\nDans ses <em>Machinations<\/em>, auxquelles j\u2019ai eu le plaisir de fournir quelques textes, eux, signifiants, il avait mis au point des partitions enti\u00e8res de phon\u00e8mes destin\u00e9es \u00e0 quatre diseuses (une actrice, une chanteuse, une fl\u00fbtiste et une altiste), rendues pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e9gales dans leur pratique de la phon\u00e9matique ; il avait tir\u00e9 de ses carnets de phon\u00e8mes des associations sp\u00e9cifiques : phon\u00e8mes du fran\u00e7ais, sans doute, mais constamment battus en br\u00e8che par leurs combinaisons m\u00eames. Soit par exemple d\u2019abord \u00ab\u00a0l\u2019anc\u00eatre unicellulaire, \u00e0 dominantes voyelles \u2013 les consonnes comme prolongements ou maladies des voyelles\u00a0\u00bb :<br \/>\n<strong>\u00ab\u00a0Aa f\u00e9 uh of fn hi \u00e9\u00fc nh ho if, etc.\u00a0\u00bb<\/strong><br \/>\nSoit encore cet \u00ab anc\u00eatre unicellulaire, voyelles et consonnes \u00e0 \u00e9galit\u00e9\u00a0\u00bb :<br \/>\n<strong>\u00ab\u00a0VI \u00efn o\u00fc av \u00e9\u00eb hf no Ih u\u00ef, etc.\u00a0\u00bb<\/strong><br \/>\nSoit ces \u00ab ornementations-percussions\u00a0\u00bb :<br \/>\n<strong>\u00ab Utsoa si\u00e9ti \u00e9stan s\u00e9da\u00e9 tanad tadou isdi\u00e9 odtia du\u00f6do adisu, etc.\u00a0\u00bb<\/strong><br \/>\nSoit, comme ornementations, ces \u00ab consonnes ind\u00e9pendantes qui ornent une voyelle principale\u00a0\u00bb :<br \/>\n<strong>\u00ab Afk ams lar ax val zat atr pav sab arz, etc.\u00a0\u00bb<\/strong><br \/>\nSoit ces voyelles ind\u00e9pendantes qui ornent une consonne principale\u00a0:<br \/>\n<strong>\u00ab Ura\u00ef r\u00ef\u00efr \u00e9rro ro\u00efa ra\u00efo \u00ef\u00e9ir ouor urru \u00e9\u00ef\u00e9a arer, etc. \u00bb<\/strong><br \/>\nSoit encore (\u00ab\u00a0consonnes ind\u00e9pendantes qui ornent une voyelle principale\u00a0\u00bb) :<br \/>\n<strong>\u00ab TkTkTkTkTkTkTkTkTkTka\u00f6TkTkTkTkTkTk TkTk, etc.\u00a0\u00bb<\/strong><br \/>\nEssayez bien entendu de lire ces listes, vous vous apercevrez qu\u2019elles d\u00e9font la langue fran\u00e7aise, mais font aussi apercevoir ses propri\u00e9t\u00e9s purement phoniques, ou plut\u00f4t intrins\u00e8quement musicales, ce dont jouissent au berceau les enfants qui s\u2019exercent dans le \u00ab\u00a0agreu, agreu\u00a0\u00bb, \u00e0 cela pr\u00e8s qu\u2019ils produisent tous les phon\u00e8mes possibles des langues humaines, vers lesquelles l\u2019artiste peut, gr\u00e2ce aux sortil\u00e8ges d\u2019Aperghis, retourner. L\u2019exp\u00e9rience montre surtout que des musiciens (les quatre musiciennes), peuvent parfaitement retenir, et m\u00eame par c\u0153ur, ces suites d\u2019associations, et que leurs langues, larynx et pharynx en acqui\u00e8rent ais\u00e9ment une m\u00e9moire automatique et une grande virtuosit\u00e9 dans leur prof\u00e9ration (comme on chante dans <em>Le Barbier de S\u00e9ville<\/em> de Rossini des syllabes \u00e0 toute vitesse).<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nEn v\u00e9rit\u00e9, l\u2019\u00e9l\u00e9gance de la d\u00e9monstration, la puret\u00e9 du r\u00e9sultat auxquels Aperghis est \u00e0 pr\u00e9sent parvenu, sont pass\u00e9s par toutes sortes de phases. Il me souvient par exemple des vocalises sur des bribes de citations dans <em>R\u00e9citations<\/em> (pour une chanteuse), ainsi que des r\u00e9p\u00e9titions syst\u00e9matiques des premi\u00e8res syllabes d\u2019un mot, dans <em>Je vous dis que je suis mort<\/em>, avant que ce mot ne naisse, se forme et ne se reconnaisse, sans compter les noms bizarres (odd !) et les sons \u00e9tranges tir\u00e9s d\u2019Edgar Poe, du \u00ab <em>nevermore<\/em> \u00bb du <em>Corbeau<\/em> jusqu\u2019au \u00ab <em>tekelili<\/em> \u00bb d\u2019<em>Arthur Gordon Pym<\/em>, et dont les autres chanteurs accompagnaient en les multipliant le seul chant intelligible de l\u2019un d\u2019entre eux. Dans le texte lui aussi constitu\u00e9 de phon\u00e8mes et intitul\u00e9 <em>L&rsquo;origine des esp\u00e8ces<\/em>, inspir\u00e9 de Darwin (et de Stephen Jay Gould), les associations sp\u00e9cifiques par dentales, palatales, occlusives, sifflantes, labio-v\u00e9laires, etc. avaient pour but d\u2019\u00e9voquer toutes les esp\u00e8ces animales, moins leurs cris que leurs bruits, moins m\u00eame leurs bruits que les sonorit\u00e9s analogiques qu\u2019elles \u00e9voquent : raclements ou cliquetis des arthropodes, viscosit\u00e9s des mollusques, r\u00e9sonances aquatiques des holothuries, froissements batraciens et reptiles, etc., jusqu\u2019\u00e0 la parole humaine, qui n\u2019en est qu\u2019un (dernier ?) stade.<br \/>\nD\u00e8s lors, l\u2019affrontement o\u00f9 <em>Machinations<\/em> parvient entre la prof\u00e9ration phon\u00e9matique humaine m\u00e9canis\u00e9e et les efforts d\u2019une machine au service des mots et des gestes humains, r\u00e9alise sans doute une \u00e9tape essentielle d\u2019un programme fabuleux, dont on ne sait encore o\u00f9 il s\u2019arr\u00eatera.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nA chaque nouvel essai sur cette mati\u00e8re phonique, on se prend \u00e0 imaginer qu\u2019on ne saurait aller plus loin. On aurait envie de dire au contraire, en paraphrasant Sade\u00a0: \u00ab\u00a0Musiciens, encore un effort\u00a0!\u00a0\u00bb, tant on s\u2019aper\u00e7oit que toute recherche pass\u00e9e n\u2019en \u00e9tait qu\u2019\u00e0 son d\u00e9but. Il fallait que la pers\u00e9v\u00e9rance du musicien d\u00e9montr\u00e2t que cette mati\u00e8re pouvait au contraire (re)devenir musicale, chantante, presque \u00ab op\u00e9ratique \u00bb, \u00e0 partir des seuls phon\u00e8mes. Aux seuls phon\u00e8mes ? Ce n\u2019est pas si vrai. Car, comme toute axiomatique s\u2019enrichit progressivement de nouvelles hypoth\u00e8ses, sanctionn\u00e9es par de nouveaux th\u00e9or\u00e8mes, Aperghis ajoute \u00e0 ses carnets de phon\u00e8mes des suites ou listes de ce qu\u2019il appelle d\u2019ailleurs \u00ab\u00a0\u00e9num\u00e9rations\u00a0\u00bb, et qui sont autant de fa\u00e7ons de les traiter.<br \/>\nSoit cette liste : \u00ab Discussion Ton doctoral D\u00e9clarer Diction vive, l\u00e9g\u00e8re Diction pr\u00e9cipit\u00e9e Diction mordante Sarcastique Appels Diction s\u00e8che Diction machinale D\u00e9glutir. Gober les mots. Marteler les mots Bavardage. Papotage. Caquetage. Gueule. Bec. Trompe. Su\u00e7oir, etc. \u00bb<br \/>\nCela pour la diction. Mais des op\u00e9rations peuvent aussi leur \u00eatre associ\u00e9es qui concernent le jeu. Soit :<br \/>\n\u00ab Actif \u2013 Passif Opposition Adaptation R\u00f4le. Surveillance Ennemi Attaque Question Complication Situation critique Contestation Proc\u00e8s Feinte D\u00e9monstration, etc. \u00bb<br \/>\nCes op\u00e9rations effectu\u00e9es sur la gestuelle, tout aussi atomiques que le sont les phon\u00e8mes dans la diction, parviennent donc autant du c\u00f4t\u00e9 du langage \u00e0 des effets non signifiants que dans les gestes \u00e0 des effets non psychologiques.<br \/>\nLe r\u00e9sultat est souvent d\u2019une immense dr\u00f4lerie, car le rire est sans doute ce par quoi le sujet parlant (et gesticulant) se lib\u00e8re ou se sauve d\u2019une telle \u00ab\u00a0animalit\u00e9\u00a0\u00bb, mais loin que le r\u00e9sultat de tout cela soit inhumain, il montre au contraire de quels atomes, quels \u00e9l\u00e9ments, quels ingr\u00e9dients, quelles motions, quels mouvements, quelles intensit\u00e9s, nous sommes, nous, \u00eatres parlants, les effets et le th\u00e9\u00e2tre.<br \/>\nAperghis aime \u00e0 s\u2019inspirer de Deleuze, et notamment de son ouvrage <em>Le pli<\/em>. Un phon\u00e8me de la langue, dit-il, c\u2019est un pli dans lequel on trouve d\u2019infinies variations que la machine moderne doit mettre au point un grand nombre de fonctions pour analyser, mais que l\u2019art du compositeur, simplement en combinant les associations de phon\u00e8mes diff\u00e9rentiels et en les soumettant \u00e0 des gestes et \u00e0 des comportements chimiquement purs, permet de communiquer \u00e0 l\u2019auditeur, au spectateur, quasiment sans m\u00e9diation de sens, en de\u00e7\u00e0 de toute communication, de sorte que le locuteur et l\u2019auditeur g\u00e9n\u00e8rent, dans l\u2019espace de la repr\u00e9sentation, une sorte de communaut\u00e9 min\u00e9rale, v\u00e9g\u00e9tale, animale, acoustique et sensible.<br \/>\nAussi l\u2019assistance visuelle et auditive \u00e0 une de ces \u0153uvres de Georges Aperghis r\u00e9veille-t-elle chez le sujet toutes ces fonctions inconnues de lui que son humanit\u00e9 pr\u00e9tendue r\u00e9cuse.<br \/>\nLoin de servir d\u2019all\u00e9gorie politique \u00e0 l\u2019imputation de je ne sais quelle ali\u00e9nation dont le sujet prendrait conscience \u2013 \u00e0 bas la soci\u00e9t\u00e9 qui me m\u00e9canise \u2013 elle lui enjoint plut\u00f4t de faire attention \u00e0 ce qu\u2019il contient en lui de cris et de chuchotements, de ressources secr\u00e8tes, de litt\u00e9ralit\u00e9 naturelle.<br \/>\nJe n\u2019ai garde d\u2019oublier qu\u2019Aperghis \u00e9crit aussi pour instruments, pour voix chant\u00e9e-parl\u00e9e, et qu\u2019il pr\u00e9pare en ce moment une grande spirale obsessive \u00e0 partir des monologues effroyables que Clytemnestre se redit depuis des mill\u00e9naires dans l\u2019<em>Agamemnon<\/em> d\u2019Eschyle, que son exp\u00e9rimentation phon\u00e9matique enrichit d\u2019autant son \u00e9criture proprement musicale, qu\u2019elle lui permet de mesurer l\u2019ab\u00eeme qui les s\u00e9pare. Dieu merci, la synth\u00e8se n\u2019est pas encore accomplie. Aperghis, comme Pascal, a \u00ab\u00a0son gouffre avec lui se mouvant\u00a0\u00bb.<br \/>\nIl y a plus de choses dans les gorges humaines, Horatio, que n\u2019en supposent toute notre musique et notre philosophie. La musique a de l\u2019avenir !<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<strong>Fran\u00e7ois Regnault<\/strong><br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<span style=\"font-size: x-small;\">*On trouvera plusieurs des r\u00e9f\u00e9rences ici cit\u00e9es dans Machinations de Georges Aperghis, Textes r\u00e9unis par Peter Szendy, L\u2019Harmattan\/IRCAM, Centre Pompidou, 2002.<\/span><br \/>\n<span style=\"font-size: x-small;\">Je fais allusion \u00e0 R\u00e9citations (avec Martine Viard, 1978), Je vous dis que je suis mort (op\u00e9ra, 1979), Sextuor (\u00ab\u00a0L\u2019origine des esp\u00e8ces\u00a0\u00bb,1993), Machinations (IRCAM, 2000).<\/span><br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<span style=\"font-size: small;\"> Fran\u00e7ois Regnault est philosophe, Ma\u00eetre de conf\u00e9rences au d\u00e9partement de psychanalyse de l\u2019Universit\u00e9 Paris VIII, auteur de pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre et traducteur, il a \u00e9t\u00e9 professeur de diction et de po\u00e9tique au Conservatoire national sup\u00e9rieur d\u2019art dramatique et il a dirig\u00e9, avec Brigitte Jacques, le Th\u00e9\u00e2tre de la Commune d\u2019Aubervilliers.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Georges Aperghis a compos\u00e9 <em>Dark Side<\/em>, pour voix de femme et ensemble, \u00e0 partir des dialogues de <em>Clytemnestre<\/em> d\u2019Eschyle, retraduits par Fran\u00e7ois Regnault. 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Auteur de deux autres livrets pour Georges Aperghis (Je vous dis que je suis mort, d\u2019apr\u00e8s Edgar Poe, et Sextuor, oratorio d\u2019apr\u00e8s L\u2019Origine des esp\u00e8ces de Darwin), Fran\u00e7ois Regnault nous invite \u00e0 retrouver avec le compositeur le sens musical intrins\u00e8que de la \u00ab\u00a0mati\u00e8re phonique\u00a0\u00bb.\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.ensembleintercontemporain.com\/fr\/2004\/01\/aperghis-litteral\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Ensemble intercontemporain\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2004-01-15T08:17:02+00:00\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"Francois Regnault\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"Francois Regnault\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"12 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.ensembleintercontemporain.com\\\/fr\\\/2004\\\/01\\\/aperghis-litteral\\\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.ensembleintercontemporain.com\\\/fr\\\/2004\\\/01\\\/aperghis-litteral\\\/\"},\"author\":{\"name\":\"Francois Regnault\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.ensembleintercontemporain.com\\\/en\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/8f6d992f5e33a20543736471428d8452\"},\"headline\":\"Aperghis litt\u00e9ral\",\"datePublished\":\"2004-01-15T08:17:02+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.ensembleintercontemporain.com\\\/fr\\\/2004\\\/01\\\/aperghis-litteral\\\/\"},\"wordCount\":2307,\"commentCount\":0,\"keywords\":[\"Accents n\u00b022\",\"Dark Side\",\"Fran\u00e7ois Regnault\",\"Georges Aperghis\",\"langue\"],\"articleSection\":[\"\u00c9clairage\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.ensembleintercontemporain.com\\\/fr\\\/2004\\\/01\\\/aperghis-litteral\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.ensembleintercontemporain.com\\\/fr\\\/2004\\\/01\\\/aperghis-litteral\\\/\",\"name\":\"Aperghis litt\u00e9ral - 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