{"id":4705,"date":"1997-04-15T12:00:32","date_gmt":"1997-04-15T10:00:32","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ensembleinter.com\/accents-online\/?p=4705"},"modified":"1997-04-15T12:00:32","modified_gmt":"1997-04-15T10:00:32","slug":"critiques-des-oeuvres-ou-critiques-de-linterprete","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ensembleintercontemporain.com\/fr\/1997\/04\/critiques-des-oeuvres-ou-critiques-de-linterprete\/","title":{"rendered":"Critiques des \u0153uvres, ou critiques de l\u2019interpr\u00e8te ?"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<br \/>\n<strong>\u00ab\u00a0Ma musique n\u2019est pas difficile, elle est mal jou\u00e9e\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left; padding-left: 30px;\"><em>Schoenberg<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<br \/>\n<strong>\u00ab\u00a0Ce que je demande aux th\u00e9\u00e2tres lyriques contemporains ? qu\u2019ils donnent les op\u00e9ras classiques comme s\u2019ils \u00e9taient modernes et vice versa !\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left; padding-left: 30px;\"><em>Berg<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<br \/>\nUn consensus semble s&rsquo;\u00eatre \u00e9tabli : puisque les \u0153uvres du pass\u00e9 ont de ce fait acquis une l\u00e9gitimit\u00e9 que nul ne conteste, la critique bornera son art \u00e0 en \u00e9valuer l&rsquo;interpr\u00e9tation, au fil d&rsquo;un oc\u00e9an d&rsquo;exp\u00e9riences toujours recommenc\u00e9, et de ressassantes et simplistes alternatives : vite\/pas vite, pr\u00e9cis\/pas pr\u00e9cis, virtuosit\u00e9\/sentiment. Et puisque la musique contemporaine, peu souvent submerg\u00e9e de public, voit \u00e0 chaque fois sa l\u00e9gitimit\u00e9 remise en cause <em>ab ovo<\/em> par le ph\u00e9nom\u00e8ne m\u00eame de la cr\u00e9ation, qu&rsquo;il n&rsquo;y existe que peu de traditions interpr\u00e9tatives, et que son syst\u00e8me d&rsquo;\u00e9criture varie quasiment \u00e0 chaque auteur, la critique s&rsquo;efforcera, y compris pour des motifs pros\u00e9lytes, de parler des \u0153uvres, des \u0153uvres seulement.<br \/>\nAinsi <em>Aimez-vous Brahms<\/em> \u00e9tait \u00e0 la fois un bon titre et une question de l&rsquo;air du temps (souvenons-nous en parall\u00e8le, que le petit patron de presse provincial des <em>Amants<\/em> d\u00e9couvre en 1960 Brahms et le microsillon en se <em>shootant<\/em> au Sextuor op 18) : mais la question appara\u00eet dat\u00e9e aujourd&rsquo;hui, et sans enjeu v\u00e9ritable. Oui, on aime Brahms ; et si on ne l&rsquo;aime pas, on lui accorde tout de m\u00eame toute sa place dans l&rsquo;histoire de la musique.<br \/>\nD&rsquo;autre part, un certain nombre de partitions contemporaines n&rsquo;ont de l\u00e9gitimit\u00e9 publique qu&rsquo;au sein d&rsquo;une assembl\u00e9e plus restreinte, mais leur interpr\u00e9tation n&rsquo;est jamais discut\u00e9e. Que Pierre-Laurent Aimard soit excellent dans la <em>Sequenza IV<\/em> n&rsquo;est pas vraiment un <em>scoop<\/em>. D&rsquo;abord, c&rsquo;est vrai, et on le sait depuis longtemps ; et ne le serait-ce pas, pour quelque raison, on \u00e9vitera, par pros\u00e9lytisme de ce r\u00e9pertoire, de le mentionner : on ne va pas d\u00e9courager en sus des interpr\u00e8tes valeureux, qui ne cherchent pas avant tout les succ\u00e8s faciles et les notori\u00e9t\u00e9s rentables. Il ne serait en outre pas impossible qu&rsquo;une \u00e9ventuelle d\u00e9faillance de l&rsquo;interpr\u00e8te dans ces r\u00e9pertoires pass\u00e2t inaper\u00e7ue de la critique. Pr\u00e9cisons : par \u00abcritique\u00bb, on n&rsquo;entend pas seulement l&rsquo;exercice journalistique ordinaire, mais plus g\u00e9n\u00e9ralement l&rsquo;ensemble des discours tenus autour des \u0153uvres. Dans le champ de la musique contemporaine, globalement parlant, on n&rsquo;y \u00e9value gu\u00e8re l&rsquo;interpr\u00e9tation. Et s&rsquo;agissant de musique classique, on se croit dispens\u00e9 de remettre en question les \u0153uvres. Pourquoi donc, vraiment, cette r\u00e9partition des r\u00f4les ? Cette indulgence double ? Quel est son bien-fond\u00e9 ? Passe encore pour Brahms \u2013 quoique sa l\u00e9gitimit\u00e9 soit, en France, relativement r\u00e9cente. Mais il y a peut-\u00eatre bien des musiques re\u00e7ues \u2013 comme on le dit d&rsquo;opinions ou d&rsquo;invit\u00e9s dans les salons \u2013 qui m\u00e9riteraient de passer chez le garagiste pour la r\u00e9vision des mille auditions! Est-il s\u00fbr qu&rsquo;une <em>Vie de h\u00e9ros<\/em> tienne encore la route ? Qu&rsquo;une large partie du r\u00e9pertoire de l&rsquo;op\u00e9ra-comique (fran\u00e7ais et allemand) ne fasse pas un bruit de ferraille ? Qu&rsquo;il soit indispensable de jouer une fois de plus la <em>Sonate<\/em> (admirable) de Liszt? Le d\u00e9bat sur l&rsquo;interpr\u00e9tation de la musique contemporaine, lui, appara\u00eet aujourd&rsquo;hui capital.<br \/>\nNous disons bien \u00abinterpr\u00e9tation\u00bb, et non simple r\u00e9alisation.<br \/>\nCelle-ci fut, il est vrai, jusqu&rsquo;\u00e0 une date r\u00e9cente, seule en cause. Prenons l&rsquo;\u00c9cole de Vienne, \u00e0 partir des ann\u00e9es 1910.  Les trois musiciens Schoenberg, Berg, Webern, n&rsquo;eurent pas motif de se plaindre du sort : ils b\u00e9n\u00e9fici\u00e8rent, tr\u00e8s t\u00f4t, d&rsquo;interpr\u00e8tes \u00e9minents, pr\u00e9lev\u00e9s sur les forces de l\u2019Orchestre de l&rsquo;Op\u00e9ra, alias l&rsquo;orchestre philharmonique : le Quatuor Ros\u00e9 (Kolisch), la soprano Marie Gutheil-Schoder, le pianiste Eduard Steurmann\u2026<br \/>\nD\u00e8s 1907, la <em>Symphonie de chambre<\/em> fut cr\u00e9\u00e9e par le Quatuor Ros\u00e9 augment\u00e9 des vents du Philharmonique. D\u00e9buts de luxe pour le maudit Schoenberg \u2013 la main de Mahler n&rsquo;y fut sans doute pas \u00e9trang\u00e8re. Pourtant, l&rsquo;apprentissage de la seule lecture de la partition devait \u00e9puiser le talent \u2013 et le temps \u2013 des interpr\u00e8tes. On ne trouve d&rsquo;ailleurs pas, dans les <em>Correspondances<\/em> diverses des trois musiciens, de remarques \u00e9labor\u00e9es quant \u00e0 l&rsquo;interpr\u00e9tation de leurs \u0153uvres. Ils s&rsquo;en tiennent g\u00e9n\u00e9ralement au jugement binaire excellent\/insuffisant.<br \/>\nEn fait, dans cette pr\u00e9histoire de l&rsquo;interpr\u00e9tation de la musique nouvelle, le <em>challenge<\/em> propos\u00e9 aux instrumentistes et chanteurs \u00e9tait simplement de donner le texte, c&rsquo;est-\u00e0-dire avoir une intonation exacte, observer le rythme et le jeu d&rsquo;ensemble, faire les nuances, et si possible produire du beau son : ma\u00eetriser, en somme, les quatre param\u00e8tres traditionnels du son : hauteur, dur\u00e9e, intensit\u00e9, timbre.<br \/>\nPendant longtemps, pour une musique vieille d\u00e9j\u00e0 d&rsquo;un demi-si\u00e8cle, la question interpr\u00e9tative dut se borner \u00e0 surveiller cette mise en place. Ne croyons pas que le progr\u00e8s fut continu : les ex\u00e9cutions de Schoenberg et Cie charri\u00e8rent du bon (Scherchen, Klemperer, Rosbaud) et du moins bon. En 1945, en Allemagne et surtout en France, toute tradition et tout acquis oubli\u00e9s par la gr\u00e2ce des \u00e9v\u00e9nements, il fallut tout reprendre \u00e0 z\u00e9ro. Gageons que Boulez, au Domaine musical des ann\u00e9es 1953 et suivantes, dut avant tout mettre en \u00e9tat des instrumentistes capables d&rsquo;assurer les fameux param\u00e8tres et c&rsquo;est tout! Et c&rsquo;\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 beaucoup!<br \/>\nL&rsquo;histoire de l&rsquo;interpr\u00e9tation ne se s\u00e9pare pas de celle de la composition. De m\u00eame que le seul maniement, f\u00fbt-il virtuose, de la s\u00e9rie, m\u00eame \u00ab g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e \u00bb, ne garantit pas la qualit\u00e9 des \u0153uvres \u2013 truismes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, insolence d&rsquo;hier ! \u2013 de m\u00eame la seule mise en place correcte de la partition, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;observance des quatre param\u00e8tres, ne suffit pas \u00e0 entra\u00eener l&rsquo;adh\u00e9sion d&rsquo;un public. Le d\u00e9sarroi si souvent et si normalement ressenti, et avou\u00e9, de la part d&rsquo;un public m\u00e9lomane et d\u00e9sireux de s&rsquo;ouvrir \u00e0 la musique contemporaine, ne provient sans doute pas tant d&rsquo;un recul devant des musiques \u00ab dissonantes \u00bb ou \u00ab agressives \u00bb, que du sentiment de perte \u00e9prouv\u00e9 envers la narrativit\u00e9, la di\u00e9g\u00e8se, ou pour parler plus simplement le parcours de l&rsquo;\u0153uvre : a disparu le sentiment qu&rsquo;un discours organis\u00e9 y est tenu, qui peut-\u00eatre nous s\u00e9duit, voire nous \u00e9meut, mais en tout cas nous parle.<br \/>\nC&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;on retrouve le probl\u00e8me de l&rsquo;interpr\u00e9tation.<br \/>\nL\u2019interpr\u00e8te est un parleur. Un beau parleur, si on veut. Comme Schnabel dans une sonate de Schubert, il nous raconte une histoire. Il ne borne pas son art \u00e0 mettre en place, f\u00fbt-ce brillamment, une partition nouvelle, ou encore nouvelle. Il a \u00e9videmment surmont\u00e9 largement les probl\u00e8mes de justesse, d&rsquo;exactitude et d\u2019intonation ; les difficult\u00e9s rythmiques n&rsquo;en sont plus pour lui ; les nuances sont en place, dans leurs finesses d\u00e9sirables, leur poids exact, leur agogique stipul\u00e9e. Le son est beau parce qu\u2019ais\u00e9 \u00e0 produire par des interpr\u00e8tes aguerris. Mais parce que ce premier niveau est aujourd&rsquo;hui atteint par les meilleurs instrumentistes, les meilleures formations sp\u00e9cialis\u00e9es europ\u00e9ennes et m\u00eame mondiales, on peut parler enfin d&rsquo;autre chose, et par exemple, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit de <em>parler<\/em> \u00e0 un auditoire, du <em>phras\u00e9<\/em>. Le phras\u00e9 dans la musique contemporaine. Tout un programme ! Y compris le type de phras\u00e9 qu&rsquo;induit l&rsquo;intervention de l&rsquo;ordinateur, enregistr\u00e9 ou en temps r\u00e9el. Peut-\u00eatre un phras\u00e9 du troisi\u00e8me type !<br \/>\nOn sent bien qu&rsquo;on est \u00e0 la veille d&rsquo;un bouleversement possible du discours critique, qui ne sera pas sans cons\u00e9quence sur la cr\u00e9ation elle-m\u00eame. Il ne s&rsquo;agit pas de l&rsquo;interpr\u00e8te de demain, mais de celui d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, qui peut enfin \u00eatre appel\u00e9 tel, et non pas un ex\u00e9cutant. A celui-ci, on demandait un exploit : jouer correctement une partition nouvelle et difficile ; \u00e0 celui-l\u00e0, on demande une gr\u00e2ce : nous proposer une vision.<br \/>\nLe jour qu&rsquo;il serait alors possible, autour d&rsquo;une m\u00eame \u0153uvre, de faire dessiner par deux interpr\u00e8tes \u2013 ou un seul, qui devrait alors \u00eatre un \u00ab com\u00e9dien musical \u00bb, capable d&rsquo;un r\u00f4le de composition \u2013 deux mani\u00e8res diff\u00e9rentes de <em>parler cette \u0153uvre<\/em>, deux approches distinctes et l\u00e9gitimes d&rsquo;y tenir discours, et d&rsquo;exprimer quelque chose de sp\u00e9cifique \u00e0 ce propos, alors nul doute que le rapport de l&rsquo;auditeur \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre (contemporaine) s&rsquo;en trouverait m\u00e9tamorphos\u00e9. Les exp\u00e9riences qui ont d\u00e9j\u00e0 eu lieu dans ce sens montrent combien le public est davantage sensible \u00e0 la fa\u00e7on dont l&rsquo;interpr\u00e8te proc\u00e8de qu&rsquo;\u00e0 la strat\u00e9gie d&rsquo;\u00e9criture du compositeur. Si les deux vont ensemble, \u00e9videmment c&rsquo;est le bonheur : qui ne se souvient, s&rsquo;il \u00e9tait pr\u00e9sent, des s\u00e9ances d&rsquo;analyse pratique d\u2019<em>\u00c9clat<\/em> au Th\u00e9\u00e2tre d&rsquo;Orsay, il y a quelques lustres ! L&rsquo;intention ici n&rsquo;\u00e9tait pas de raconter un conte de f\u00e9es. De nombreux obstacles, en fait, entravent cette souhaitable perception par le public des enjeux interpr\u00e9tatifs dans le domaine de la musique contemporaine.<br \/>\nLa balle n&rsquo;est pas dans le camp des interpr\u00e8tes, individus ou ensembles sp\u00e9cialis\u00e9s, qui aujourd&rsquo;hui ont acquis une telle ma\u00eetrise de cette musique qu&rsquo;ils peuvent r\u00e9ellement \u00ab faire passer \u00bb quelque chose allant tr\u00e8s au-del\u00e0 de sa mise en place. Elle n&rsquo;est pas non plus dans celui du public. D&rsquo;abord, ce public existe, on le rencontre quand on va au concert, il n&rsquo;est pas ridicule en nombre compar\u00e9 \u00e0 tant de manifestations musicales plus faciles ; il est fid\u00e8le, exigeant, et attentif. Cessons de pleurnicher parce qu&rsquo;il ne remplira sans doute jamais le Grand Stade ! Il n&rsquo;est pas le seul. Et il ne demande pas mieux que de s&rsquo;approcher au plus pr\u00e8s du myst\u00e8re de l&rsquo;\u0153uvre !<br \/>\nLes obstacles se situent davantage du c\u00f4t\u00e9 de la critique elle-m\u00eame, non certes qu&rsquo;elle soit insuffisante, mais simplement parce que rien ni dans sa formation, ni dans son exp\u00e9rience pratique, ni dans sa culture, ni dans l&rsquo;exercice de sa profession, ne la conduit \u00e0 v\u00e9ritablement pouvoir d\u00e9velopper un discours de qualit\u00e9 sur les questions d&rsquo;interpr\u00e9tation dans ce r\u00e9pertoire.<br \/>\nPeut-\u00eatre les institutions de production et de diffusion de cette musique ont-elles aussi quelque chose \u00e0 se reprocher. La formule une soir\u00e9e\/une \u0153uvre, si souvent satisfaisante, reste l&rsquo;exception. \u00ab Le rituel du concert doit \u00eatre chang\u00e9 \u00bb, s\u2019exclamait jadis (il y a plus d&rsquo;un quart de si\u00e8cle) un connaisseur. Moyennant quoi, on convie presque toujours et encore l&rsquo;auditeur \u00e0 des concerts-marathon, o\u00f9 les \u0153uvres ne sont donn\u00e9es qu&rsquo;une fois, sans un mot d&rsquo;explication, et sans que la question de l&rsquo;approche interpr\u00e9tative soit pos\u00e9e. M\u00eame de r\u00e9centes journ\u00e9es \u00ab portes ouvertes \u00bb \u00e0 I&rsquo;lrcam \u00e9taient plus disertes sur les proc\u00e9dures de composition que sur les hypoth\u00e8ses d&rsquo;interpr\u00e9tation.<br \/>\nLes m\u00e9dias de (grande) diffusion, comme France Musique, ne sont pas plus inventifs. Alors que gr\u00e2ce au disque (pour une part, d\u00e9j\u00e0, du r\u00e9pertoire) et surtout \u00e0 ses moyens propres d&rsquo;enregistrement, il serait possible d&rsquo;avancer vers une pr\u00e9sentation non dogmatique de cette musique, notamment via l&rsquo;approche interpr\u00e9tative, qui rencontrerait de ce fait les interrogations personnelles des auditeurs les mieux dispos\u00e9s \u00e0 son \u00e9gard, on continue d&rsquo;allouer des \u00ab cases \u00bb et des horaires, si possible pas trop expos\u00e9s, \u00e0 cette musique qu&rsquo;une p\u00e9nible servitude du service public fait obligation de diffuser. On pr\u00e9sente alors une musique qui doit convaincre un public de sa l\u00e9gitimit\u00e9 comme celle qui a de longue date gagn\u00e9 celle-ci. Le ton est celui de l&rsquo;\u00e9vidence, rarement de l&rsquo;enthousiasme, et parfois du p\u00e9remptoire, lorsqu&rsquo;il ne laisse pas entendre une discr\u00e8te r\u00e9probation envers qui n\u2019aimerait pas. Il s&rsquo;agit toujours de changer le peuple si celui-ci ne vote pas bien.<br \/>\nMille possibles : et une voie unique emprunt\u00e9e. Marx l&rsquo;avait d\u00e9j\u00e0 dit : <em>les rapports de production sont en retard sur les forces productives!<\/em><br \/>\n&nbsp;<br \/>\n&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;<br \/>\nDominique Jameux<br \/>\nExtrait d\u2019Accents n\u00b0 2 &#8211; avril-juin 1997<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><strong>Ma musique n\u2019est pas difficile, elle est mal jou\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p><em>Schoenberg<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ce  que je demande aux th\u00e9\u00e2tres lyriques contemporains ? qu\u2019ils donnent les  op\u00e9ras classiques comme s\u2019ils \u00e9taient modernes et vice-versa !<\/strong><\/p>\n<p><em>Berg<\/em><\/p>\n","protected":false},"author":66,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[13],"class_list":["post-4705","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-grand-angle","tag-accents-n2"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.6 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Critiques des \u0153uvres, ou critiques de l\u2019interpr\u00e8te ? - Ensemble intercontemporain<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.ensembleintercontemporain.com\/fr\/1997\/04\/critiques-des-oeuvres-ou-critiques-de-linterprete\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Critiques des \u0153uvres, ou critiques de l\u2019interpr\u00e8te ? - Ensemble intercontemporain\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Ma musique n\u2019est pas difficile, elle est mal jou\u00e9e Schoenberg &nbsp; Ce que je demande aux th\u00e9\u00e2tres lyriques contemporains ? qu\u2019ils donnent les op\u00e9ras classiques comme s\u2019ils \u00e9taient modernes et vice-versa ! 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