{"id":4826,"date":"1998-02-15T10:08:55","date_gmt":"1998-02-15T08:08:55","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ensembleinter.com\/accents-online\/?p=4826"},"modified":"1998-02-15T10:08:55","modified_gmt":"1998-02-15T08:08:55","slug":"avec-karlheinz-stockhausen-le-semeur-de-lumieres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ensembleintercontemporain.com\/en\/1998\/02\/avec-karlheinz-stockhausen-le-semeur-de-lumieres\/","title":{"rendered":"Avec Karlheinz Stockhausen, le semeur de lumi\u00e8res"},"content":{"rendered":"<p><strong>Dans le <em>Surangama sutra<\/em>, parmi les fragments de textes mis en lumi\u00e8re devant Bouddha, voil\u00e0 ce qui est dit : \u00ab <em>Vous, fr\u00e8res de cette grande assembl\u00e9e, devez retourner votre audition interne, votre \u00e9coute, vers l&#8217;int\u00e9rieur ; vous devez \u00e9couter le son parfaitement unifi\u00e9, intrins\u00e8que, de votre esprit \u00bb\u2026 Stockhausen \u00e9voque parfois ces textes, et sans doute font-ils partie de sa vie profonde. A Paris, lors de la cr\u00e9ation du <\/em>Parlement du Monde<em>, extrait du <\/em>Mercredi de Lumi\u00e8re<em>, il dit encore : \u00ab Tous les hommes du futur parleront en chantant. Vous pouvez penser que je suis fou, cela ne fait rien. Les artistes dirigeront le monde, eux qui connaissent les vibrations de la lumi\u00e8re.<\/em> \u00bb La t\u00eate dans les galaxies, les pieds enracin\u00e9s dans la plan\u00e8te Terre, Stockhausen s\u00e9duit, inqui\u00e8te. Il poursuit une utopie merveilleuse. Je suis all\u00e9e le retrouver \u00e0 K\u00fcrten, o\u00f9 il habite. Par un matin d&#8217;automne, un p\u00e2le soleil sur les bruy\u00e8res, le silence profond. Il est arriv\u00e9, v\u00eatu de blanc et d&#8217;orange, le regard illumin\u00e9, la voix grave, et le dialogue a repris aussit\u00f4t, comme auparavant \u00e0 Royan, La Rochelle, ou Venise, sur le chemin des d\u00e9couvertes.<\/strong><br \/>\n&nbsp;<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<em><strong>Vous allez bien ?<\/strong><\/em><br \/>\nOui, je suis en train de composer! Enfin! Apr\u00e8s tant de voyages, de studios, de mixages. Chez moi.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<strong><em>Chez vous, cela veut dire en pleine nature, parmi les grands arbres.<\/em><\/strong><br \/>\nJe suis n\u00e9 dans ce paysage, pr\u00e8s d&#8217;Altenberg. Oui, il y a le silence et parfois les longues heures avec quelques amis qui viennent me voir. Beaucoup d&#8217;avions aussi dans le ciel, car nous sommes pr\u00e8s de Cologne. D\u00e8s que je me r\u00e9veille, j&#8217;ai envie de travailler, de passer ma journ\u00e9e \u00e0 travailler, sans \u00eatre d\u00e9rang\u00e9. Il faut beaucoup de discipline. M\u00e9diter, se concentrer, garder l&#8217;\u00e9quilibre du corps. Rester en \u00e9veil, pour pouvoir \u00e9couter les vibrations de l\u2019Univers. La musique est le plus court chemin pour arriver vers Dieu, s&#8217;approcher de la divinit\u00e9. Il y a aussi les livres, les po\u00e8mes et les textes que l&#8217;on \u00e9crit.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<em><strong>La Bible accompagnait-elle votre jeunesse, y reveniez-vous souvent?<\/strong><\/em><br \/>\nNon, pas l&#8217;Ancien Testament ; je ne le connaissais pas, seulement le Nouveau, l&#8217;histoire du Christ. J&#8217;avais lu le premier chapitre de la Bible, la Gen\u00e8se. Beaucoup plus tard, j&#8217;ai lu les autres chapitres. Quand j&#8217;\u00e9tais enfant, mon p\u00e8re, qui \u00e9tait catholique, a eu beaucoup de probl\u00e8mes; si le III<sup>e<\/sup> Reich avait gagn\u00e9 la guerre, l\u2019\u00c9glise aurait perdu son pouvoir et son rayonnement. Mon p\u00e8re m&#8217;a mis dans une \u00e9cole la\u00efque et j&#8217;ai beaucoup souffert d&#8217;\u00eatre toujours en groupe, jamais seul. On faisait beaucoup de gymnastique, on chantait, on surveillait notre sant\u00e9. Parfois, la nuit, je pouvais enfin \u00eatre seul ; l&#8217;\u00e9cole \u00e9tait dans un ancien monast\u00e8re, on envoyait certains d&#8217;entre nous sur les remparts pour faire la surveillance. Les bombes tombaient, j&#8217;entends encore les sifflements, je vois les \u00e9clairs et les explosions lumineuses. Puis, plus tard, j&#8217;\u00e9tais orphelin, adolescent, j&#8217;ai aussi aid\u00e9 dans un h\u00f4pital, pour transporter les bless\u00e9s.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<em><strong>Tout cela se passe-t-il encore dans votre musique? Les souvenirs de la souffrance ?<\/strong><\/em><br \/>\nNon. Vous parlez d&#8217;un r\u00e9servoir \u00e9motionnel ; c&#8217;est seulement le monde sonore, le cosmos, autour de nous, qui m\u2019habite.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<em><strong>J&#8217;\u00e9voquais cela parce que vous m&#8217;avez dit un jour : \u00ab <\/strong><\/em><strong>La musique est plus forte que la politique<\/strong><em><strong>. \u00bb<\/strong><\/em><br \/>\n\u00c9coutez, Martine, je ne suis pas du tout un homme tragique, ni triste, ni pessimiste ou influenc\u00e9 n\u00e9gativement par les exp\u00e9riences de la vie. Au contraire. J&#8217;ai compos\u00e9 l&#8217;ann\u00e9e pass\u00e9e une partie de <em>Lumi\u00e8re<\/em> \u2013 <em>Licht<\/em> \u2013 qui s&#8217;appelle \u00ab Invasion \u00bb. Douze musiciens qui se battent, dans un auditorium ; d&#8217;un c\u00f4t\u00e9, il y a trois trompettes, un percussionniste et un joueur de synth\u00e9tiseur \u00e9lectronique. Ils portent leurs instruments et des haut-parleurs sur le corps ; dans l&#8217;autre troupe, il y a trois trombones, un percussionniste, et un autre joueur de synth\u00e9tiseur \u00e9lectronique, et en m\u00eame temps on entend de la musique projet\u00e9e autour du public, que j&#8217;avais faite en studio. Il s&#8217;agit d&#8217;un combat, si je peux dire, mais le combat est acoustique, et aussi visuel. J&#8217;ai eu beaucoup de joie \u00e0 composer cela, pendant des semaines, le r\u00e9p\u00e9ter, l&#8217;ex\u00e9cuter plusieurs fois; parce qu&#8217;il est vrai que la guerre dans mon enfance, c&#8217;\u00e9tait surtout une composition acoustique et une sorte de musique ; tous les sons dont je me souviens, les <em>glissandi<\/em>, les rythmes, les accords de plusieurs bombardiers, qui descendaient et remontaient, tout cela est rest\u00e9 dans ma m\u00e9moire.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<em><strong>Vous \u00e9crivez l&#8217;op\u00e9ra <\/strong><\/em><strong>Lumi\u00e8re<\/strong><em><strong> ; toute votre musique ressemble \u00e0 une spirale qui monte vers cette lumi\u00e8re, mais vous connaissez les forces obscures du Mal ; vous mettez en sc\u00e8ne Lucifer. Hitler \u00e9tait obs\u00e9d\u00e9 par le mal. Il y a des \u00eatres humains, qui ne sont plus que des politiciens, qui incarnent les forces du mal.<\/strong><\/em><br \/>\nOui, mais il faut avoir confiance. Quand je compose, je suis mon intuition et ce n&#8217;est pas toujours si simple  d&#8217;\u00e9couter exactement ce qu&#8217;il faut faire. En arrivant pr\u00e8s de vous ce matin, j&#8217;avais d\u00e9j\u00e0 repris durant une heure ce que j&#8217;avais compos\u00e9 hier au soir. Ce n&#8217;est pas facile de prendre une d\u00e9cision entre plusieurs voies. Il faut se mettre en \u00e9tat d&#8217;\u00e9coute int\u00e9rieure. Il faut avoir conscience qu&#8217;il y a une force spirituelle qui est sauv\u00e9e par les anges au-dedans de nous.<br \/>\nJ&#8217;ai d\u00e9couvert tr\u00e8s t\u00f4t que la musique des anciens peuples, qui \u00e9tait toujours sacr\u00e9e, liait les hommes de fa\u00e7on magique au cosmos ; je ressentis cela non seulement dans les temples \u00e0 Nara ou \u00e0 Kamakura dans les petites maisons pour la c\u00e9r\u00e9monie du th\u00e9, mais aussi \u00e0 Ceylan et surtout dans l&#8217;Inde du Nord et au Mexique. L\u00e0, je suis mont\u00e9 sur les pyramides, en m&#8217;imaginant que je vivais au temps des Azt\u00e8ques, avant l&#8217;arriv\u00e9e des Espagnols et j&#8217;ai lu, en m\u00eame temps, l&#8217;histoire des Azt\u00e8ques. J&#8217;ai une nature qui peut s\u2019identifier facilement, dans un lieu sacral, avec le contenu transcendantal. Je peux entrer en Contact avec les \u00eatres des autres mondes, facilement. Tous les jours d&#8217;ailleurs ; la musique est le lien pour entrer en contact. Ce n&#8217;est pas toujours le cas. Il faut avoir la chance de laisser agir le temps, cr\u00e9er une structure vibratoire qui permet d&#8217;\u00eatre en \u00e9veil, de sortir de son corps. Depuis 1977, je n&#8217;ai rien compos\u00e9 d&#8217;autre que l&#8217;Op\u00e9ra <em>Licht<\/em> ; cinq soir\u00e9es, cinq journ\u00e9es comme je les appelle, sont d\u00e9j\u00e0 achev\u00e9es. J&#8217;ai commenc\u00e9 avec <em>Jeudi de lumi\u00e8re<\/em>, puis <em>Samedi<\/em>, <em>Lundi<\/em>, <em>Mardi<\/em> et <em>Vendredi<\/em> ; maintenant je compose la derni\u00e8re sc\u00e8ne de <em>Mercredi de lumi\u00e8re<\/em>, apr\u00e8s viendra le <em>Dimanche<\/em>&#8230; Quelquefois, j&#8217;ai compos\u00e9 une partie, qui au premier moment n&#8217;\u00e9tait pas une sc\u00e8ne de <em>Licht<\/em>, par exemple <em>Mondeva<\/em>, c&#8217;\u00e9tait la toute premi\u00e8re partie de <em>Jeudi<\/em>. C&#8217;est une pi\u00e8ce pour clarinette que j&#8217;avais compos\u00e9e pour l&#8217;anniversaire de Susan Stephens ; apr\u00e8s, j&#8217;ai int\u00e9gr\u00e9 cette sc\u00e8ne dans <em>Jeudi de lumi\u00e8re<\/em> et encore cette ann\u00e9e, j&#8217;avais \u00e9crit pour l&#8217;anniversaire de Kathinka Pasveer, fl\u00fbtiste, une musique&#8230; cela s&#8217;appelle <em>Tinki<\/em>, je l&#8217;ai int\u00e9gr\u00e9e dans la composition de <em>Micha\u00eblium<\/em>, c&#8217;est devenu un duo avec un trompettiste ; en m\u00eame temps, des choristes chantent pour harmoniser ce dialogue. Parfois, les d\u00e9tails de <em>Licht<\/em> sont n\u00e9s et je les ai int\u00e9gr\u00e9s plus tard dans l&#8217;\u0153uvre.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<strong><em>Vous dites \u00ab Les sept jours de la semaine \u00bb&#8230; S&#8217;agit-il de la Gen\u00e8se, de la Cr\u00e9ation ?<\/em><\/strong><br \/>\nNon, pas la Cr\u00e9ation biblique, la cr\u00e9ation de notre univers. Je travaille avec une \u00ab super-formule \u00bb, que j&#8217;avais compos\u00e9e au d\u00e9but, avec une formule de Micha\u00ebl, une formule d\u2018Eve, une formule de Lucifer ; les trois, ensemble, forment les trois couches simultan\u00e9es pour la \u00ab super-formule \u00bb et je travaille toujours avec la combinaison des trois formules pour cr\u00e9er des petites formes et la grande forme ; chaque journ\u00e9e de la semaine est ce que j&#8217;appelle un segment, un \u00ab membre \u00bb, comme les membres d&#8217;un corps, de la grande formule <em>Mardi<\/em>, <em>Mercredi<\/em>, etc. et \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur de chaque membre je compose une projection d&#8217;une combinaison de formes ; les autres sont secondaires. Ainsi dans <em>Lundi de lumi\u00e8re<\/em>, la formule d\u2019Eve pr\u00e9domine, dans <em>Samedi<\/em> celle de Lucifer&#8230; Cette d\u00e9cision prise au d\u00e9but a des cons\u00e9quences pour la structuration de chaque partie\u2026 Tout deviendra un grand Cosmos musical, qui durera plus de vingt-huit heures.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<strong><em>Karlheinz, vous pariez souvent d&#8217;\u00e9tat d&#8217;\u00e9veil, d&#8217;\u00e9coute. Vos po\u00e8mes <\/em>Venus des sept jours<em> exaltent la \u00ab vibration \u00bb, le silence. Vous dites que la musique vous est \u00ab donn\u00e9e \u00bb&#8230; A propos de <\/em>Trans<em>, vous aviez \u00e9voqu\u00e9 une nuit, o\u00f9 la forme de <\/em>Trans<em> \u00e9tait venue \u00e0 vous.<\/em><\/strong><br \/>\nEt m\u00eame, l&#8217;ex\u00e9cution de l&#8217;\u0153uvre, je l&#8217;ai vue et entendue en r\u00eave, et quand je me suis r\u00e9veill\u00e9, j&#8217;ai fait des esquisses et puis, plusieurs mois apr\u00e8s, je me souvenais encore si clairement de ce r\u00eave que j&#8217;\u00e9tais capable d&#8217;\u00e9crire l&#8217;\u0153uvre en six semaines, avec les couleurs, les mouvements des interpr\u00e8tes, les d\u00e9tails de la musique : ainsi un rideau sonore r\u00e9alis\u00e9 par cinquante instruments \u00e0 cordes et l&#8217;orchestre invisible derri\u00e8re le rideau&#8230; Il y avait les sons d&#8217;un grand m\u00e9tier \u00e0 tisser qui passaient au-dessus des auditeurs&#8230; J&#8217;ai aussi, une autre fois, r\u00eav\u00e9 d&#8217;un grand homme oiseau ; il est dans <em>Tierkreis<\/em>, <em>Musik im Bauch<\/em>. Il y a r\u00e9guli\u00e8rement des r\u00eaves qui me viennent ; ce sont des r\u00eaves de musique et j&#8217;ai \u00e9crit plusieurs \u0153uvres ainsi. Je suis fascin\u00e9 aussi par le monde animal. J&#8217;esp\u00e8re entendre un jour le son des plan\u00e8tes dans l&#8217;espace, mais il m&#8217;arrive aujourd&#8217;hui d&#8217;\u00e9couter la polyphonie des insectes dans la for\u00eat. Je suis \u00e9tonn\u00e9 par leur vitesse ; pas seulement vitesse de vivre&#8230; Tout cela est un terrain de d\u00e9couverte pour nous. Nous \u00e9largissons tous les jours notre tessiture, notre gamme de vitesses, entre les dur\u00e9es les plus courtes et les plus longues. La musique que je compose \u00e9largit constamment la gamme des rythmes, des m\u00e9lodies, et \u00e0 mon avis tous les \u00eatres qui existent autour de nous sont \u00ab \u00e0 d\u00e9couvrir \u00bb et, \u00e0 la longue, nous devons int\u00e9grer, unir leur vie \u00e0 la n\u00f4tre, les prendre en nous.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<strong>C&#8217;est cela le grand r\u00eave : l&#8217;Autre. A la fin du <em>Parlement du monde<\/em>, extrait du <em>Mercredi de lumi\u00e8re<\/em>, le pr\u00e9sident du Parlement dit en chantant : \u00ab <em>L&#8217;Amour est ici notre th\u00e8me<\/em> \u00bb. \u00ab Vous pouvez dire que c&#8217;est une utopie, cela ne fait rien, je la d\u00e9fends ! \u00bb dit Stockhausen et il dirige les douces, imperceptibles, spirales du son, projet\u00e9es dans l&#8217;air bleu, l&#8217;air qui vibre au-dessus des for\u00eats dont nous voyons les feuillages \u00e9tincelants.<\/strong><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><strong><em>Illimit\u00e9: Joue un son avec la certitude que tu as tout le temps et toute la place<\/em>. (Karlheinz Stockhausen)<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<br \/>\n&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-<br \/>\nPropos recueillis par Martine Cadieu (\u00e0 Paris au Festival d&#8217;Automne, et  en Allemagne pour l&#8217;\u00e9mission \u00ab Le bon plaisir de Stockhausen \u00bb, France  Culture)<br \/>\nExtrait d&#8217;Accents n\u00b04 &#8211; f\u00e9vrier-avril 1998<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le Surangama sutra, parmi les fragments de textes mis en lumi\u00e8re devant Bouddha, voil\u00e0 ce qui est dit : \u00ab Vous, fr\u00e8res de cette grande assembl\u00e9e, devez retourner votre audition interne, votre \u00e9coute, vers l&#8217;int\u00e9rieur ; vous devez \u00e9couter le son parfaitement unifi\u00e9, intrins\u00e8que, de votre esprit \u00bb\u2026 Stockhausen \u00e9voque parfois ces textes, et sans doute font-ils partie de sa vie profonde. A Paris, lors de la cr\u00e9ation du Parlement du Monde, extrait du Mercredi de Lumi\u00e8re, il dit encore : \u00ab Tous les hommes du futur parleront en chantant. Vous pouvez penser que je suis fou, cela ne fait rien. Les artistes dirigeront le monde, eux qui connaissent les vibrations de la lumi\u00e8re. \u00bb La t\u00eate dans les galaxies, les pieds enracin\u00e9s dans la plan\u00e8te Terre, Stockhausen s\u00e9duit, inqui\u00e8te. Il poursuit une utopie merveilleuse. Je suis all\u00e9e le retrouver \u00e0 K\u00fcrten, o\u00f9 il habite. Par un matin d&#8217;automne, un p\u00e2le soleil sur les bruy\u00e8res, le silence profond. 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A Paris, lors de la cr\u00e9ation du Parlement du Monde, extrait du Mercredi de Lumi\u00e8re, il dit encore : \u00ab Tous les hommes du futur parleront en chantant. Vous pouvez penser que je suis fou, cela ne fait rien. Les artistes dirigeront le monde, eux qui connaissent les vibrations de la lumi\u00e8re. \u00bb La t\u00eate dans les galaxies, les pieds enracin\u00e9s dans la plan\u00e8te Terre, Stockhausen s\u00e9duit, inqui\u00e8te. Il poursuit une utopie merveilleuse. Je suis all\u00e9e le retrouver \u00e0 K\u00fcrten, o\u00f9 il habite. Par un matin d'automne, un p\u00e2le soleil sur les bruy\u00e8res, le silence profond. 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